Dépistage du cancer
du col de l'utérus

90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités

Le cancer du col de l’utérus est provoqué par des virus de la famille des papillomavirus humain (HPV). Ces virus se transmettent le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. La plupart des hommes et des femmes seront infectés par ces virus au cours de leur vie. Contrairement aux autres IST, le préservatif ne permet pas de s’en protéger complètement.

Grâce au dépistage, 9 cancers du col de l’utérus sur 10 peuvent être évités.

Grâce au dépistage, mon infection a été détectée tôt avant la présence de cancer. Je continue les suivis mais j’aborde la suite avec sérénité. Avec le dépistage, je prends ma vie en main ! 

Karine, 43 ans

Pour qui ?

Ce dépistage est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans y compris les femmes vaccinées contre les HPV et les femmes ménopausées.

Il est à renouveler tous les 3 ans de 25 à 30 ans, après 2 tests réalisés à un an d’intervalle et dont les résultats sont normaux, puis tous les 5 ans, entre 30 et 65 ans.

Les personnes ayant des symptômes gynécologiques doivent consulter leurs professionnels de santé, gynécologues ou sage-femmes.

En présence de certains facteurs de risque tels que des antécédents de lésions précancéreuses ou cancéreuses, un suivi médical personnalisé est fortement recommandé.

Comment ?

Pourquoi ?

Le dépistage permet de repérer le plus tôt possible d’éventuelles lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, de les surveiller ou de les soigner et ainsi, de prévenir l’apparition d’un cancer.

Dans environ 90% des cas, l’infection aux HPV disparaît spontanément dans les 2 ans. Mais dans certains cas, cette infection persiste et peut provoquer des cancers. L’objectif du dépistage par frottis est de rechercher la présence d’HPV pour repérer et soigner précocement des lésions avant qu’elles n’évoluent en cancer. Grâce au dépistage, 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités.

Si un cancer est détecté tôt, les soins seront plus légers et permettront de préserver davantage la fertilité.

La vaccination

Les Papillomavirus Humains (HPV) sont responsables des cancers du col de l’utérus mais pas seulement ! D’autres cancers comme celui de l’anus, de l’oropharynx, de la vulve, du vagin et du pénis peuvent être provoqués par ces virus.

La vaccination contre les HPV protège contre 70 à 90% des HPV à haut risque, elle est efficace, sûre et bien tolérée.

La vaccination contre les HPV est recommandée pour :

  • Les filles et les garçons âgés de 11 à 14 ans, avec un schéma vaccinal en 2 doses
  • Les filles et les garçons de 15 à 26 ans révolus n’ayant pas été vaccinés, avec un schéma vaccinal en 3 doses. Les 3 doses doivent être administrées de préférence en moins d’un an

Ces vaccins sont remboursés par l’Assurance Maladie, sur prescription médicale, à 65%.

Le reste à charge pourra être remboursé par votre complémentaire santé (mutuelle) si votre contrat le prévoit.

Questions fréquentes :

Les invitations sont envoyées par l’Assurance Maladie. Pour récupérer votre invitation, rendez-vous sur votre espace AMELI ou contactez votre CPAM au 36 46, service gratuit + prix appel, ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30, ou votre caisse spécifique (MSA, SNCF, EDF, CNMSS, ENIM etc.).

Le frottis ne dure que quelques minutes. Il peut être un peu désagréable mais en général, il est indolore. Le ressenti varie d’une femme à une autre mais plus vous serez détendue, moins cela sera désagréable. Parlez-en avec votre professionnel de santé.

Non, pas nécessairement, mais cela implique un suivi attentif. La majorité des personnes sexuellement actives seront en contact avec un virus HPV, souvent sans le savoir et dans la majorité des cas, le corps élimine le virus spontanément en 1 à 2 ans. Certains types d’HPV peuvent, s’ils persistent plusieurs années, provoquer des anomalies des cellules du col de l’utérus, c’est pourquoi il est important de surveiller.

Avant 25 ans, les HPV sont très fréquents mais presque toujours transitoires. Entre 30 et 65 ans, les infections sont moins fréquentes mais plus persistantes (plus à risque). Après 65 ans, le risque devient très faible car les nouvelles infections sont rares et le cancer met souvent plus de 15 ans à se développer. Au moindre doute ou symptôme, consultez un professionnel de santé.

Le vaccin protège contre la plupart des HPV responsables des cancers du col, mais pas contre tous. Comme tous les vaccins, il diminue le risque de développer des formes graves, mais n’empêche pas toutes les contaminations. Le dépistage du cancer du col de l’utérus concerne donc également les femmes vaccinées.

Oui, le cancer du col de l’utérus peut se développer sur plus de 10 ans.

Il vaut mieux attendre la fin de ses menstruations pour effectuer un frottis.

Oui, le vaccin Gardasil 9® est considéré comme sûr. Il a été administré à des millions de personnes dans le monde et fait l’objet d’une surveillance continue. Les effets secondaires sont le plus souvent légers et temporaires (douleur au bras, fatigue, fièvre), tandis que les effets graves sont très rares.

La transmission de l’HPV ne dépend pas de l’orientation sexuelle. Il se transmet par le toucher au niveau des parties intimes, et lors de rapports sexuels, oraux, même sans pénétration, même protégés.