Dépistage du cancer colorectal

Grâce au dépistage, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10 et peut même être évité !

Le cancer colorectal est une tumeur maligne du côlon ou du rectum (qui constituent la dernière partie du tube digestif). Dans 80% des cas, le
cancer colorectal naît d’une petite excroissance qui se développe sur la paroi intestinale : un polype. Fréquents et le plus souvent bénins, ces polypes peuvent néanmoins évoluer vers un cancer avec le temps.

Mais grâce au dépistage du cancer colorectal, il est possible de détecter des polypes et de les retirer avant même qu’ils n’évoluent vers un cancer.

Un cancer colorectal détecté tôt, se guérit dans 9 cas sur 10.

Vous qui n’êtes pas malade, faites-moi plaisir : faites-vous un cadeau, à vous et à tous ceux qui vous aiment : faites-vous dépister ! Le dépistage est un cadeau pour la vie.

Sébastien, 62 ans

Pour qui ?

Il est recommandé à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans, sans symptômes, ni antécédents, ni facteur de risque, de réaliser leur dépistage du cancer colorectal.

Elles recevront une invitation de leur caisse d’Assurance Maladie pour réaliser un test de dépistage, et ce, tous les 2 ans.

Les personnes ayant des symptômes digestifs doivent consulter leur médecin. En présence de certains facteurs de risque tels que des antécédents personnels ou familiaux de polypes ou cancers colorectaux (1er degré), ou de maladies comme les MICI (Crohn, Rectocolite Hémorragique) ou d’une prédisposition génétique, un suivi personnalisé par un gastro-entérologue est recommandé. Le programme s’adresse aux personnes n’ayant pas effectué de test dans les 2 dernières années ni de coloscopie dans les 5 dernières années.

Comment ?

Pourquoi ?

Le test de dépistage recherche du sang dans les selles, invisible à l’œil nu, qui pourrait évoquer la présence d’un polype ou d’une autre anomalie.

L’objectif du dépistage est de pouvoir diagnostiquer un cancer à un stade précoce, avant l’apparition de symptômes, ce qui favorise les chances de guérison et limite les séquelles liées à la maladie et à certains traitements.

Si le test est positif, il sera possible de repérer et d’enlever des polypes avant même qu’ils ne deviennent des cancers.

Le test de dépistage est fiable et précis pour détecter précocement les anomalies. Il est simple et rapide avec un seul prélèvement à faire à la maison.

Questions fréquentes :

Les invitations sont envoyées par l’Assurance Maladie. Pour récupérer votre invitation, rendez-vous sur votre espace AMELI ou contactez votre CPAM au 36 46, service gratuit + prix appel, ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30, ou votre caisse spécifique (MSA, SNCF, EDF, CNMSS, ENIM etc.).

Pas si les résultats du test sont négatifs. 96% des tests reviennent négatifs. S’ils sont positifs, cela traduit des traces de sang dans les selles, il faut donc aller voir l’origine du saignement en effectuant une coloscopie. La coloscopie se fait sous anesthésie générale.

Le test est recommandé entre 50 et 74 ans car le risque de cancer colorectal augmente fortement avec l’âge : environ 94 à 95% des cancers surviennent après 50 ans. En France, l’âge médian au diagnostic est autour de 71-72 ans. Au moindre doute, peu importe votre âge, parlez-en avec un professionnel de santé.

Non, le test immunologique ne fait pas mal. Il consiste simplement à prélever un petit échantillon de selles à l’aide d’un bâtonnet fourni dans le kit.

Le cancer colorectal touche légèrement plus les hommes que les femmes chaque année : 26 212 nouveaux cas chez les hommes pour 21 370 nouveaux cas chez les femmes (en 2023).

Le test immunologique est recommandé tous les deux ans car le développement du cancer colorectal à partir d’un polype est généralement lent (en moyenne 10 ans). La régularité tous les 2 ans est importante afin de maximiser les « chances » de détecter le saignement d’un polype ; en effet, les polypes ne saignent pas toujours.